Le droit des générations futures — un combat au long cours
Une idée portée toute une vie
Jacques-Yves Cousteau a consacré une grande partie de sa vie à alerter sur la fragilité de la planète.
Mais au-delà de l’exploration et de la science, il portait une conviction profonde :
– les générations à venir doivent avoir le droit d’hériter d’une planète vivable.
Le droit des générations futures fut pour lui un combat essentiel, inscrit dans le temps long.
Il savait qu’il n’en verrait pas les résultats de son vivant, et qu’il s’agissait d’un combat de plusieurs générations pour qu’il aboutisse.
Une vision née hier… pour aujourd’hui
Cette réflexion s’appuie sur des recherches et alertes formulées dès les années 1960, par des scientifiques, explorateurs et penseurs tels que Jacques-Yves Cousteau, Jacques Piccard, Haroun Tazieff, et bien d’autres.
Rédigée et portée dans les années 1980, la déclaration du droit des générations futures visait à protéger des générations encore à venir.
Aujourd’hui, ces générations futures,
ce sont les générations présentes.
En clair cest nous…
Les dérèglements climatiques, l’érosion de la biodiversité et la remise en cause de certaines protections environnementales montrent que ces droits ne sont jamais acquis.
Ils peuvent progresser… mais aussi reculer.
C’est pourquoi il est indispensable de continuer à fédérer autour de cette idée, pour qu’elle ne soit ni affaiblie, ni oubliée.
Des avancées concrètes dans le monde
Malgré les résistances, de nombreux pays ont engagé des démarches inspirées du droit des générations futures :
Équateur : reconnaissance constitutionnelle des droits de la nature
Bolivie : lois reconnaissant la nature comme sujet de droit
Allemagne : protection constitutionnelle des fondements naturels de la vie
France : Charte de l’environnement intégrée à la Constitution en 2004
Pays-Bas : décisions de justice protégeant le climat au nom des générations futures
Ces exemples montrent que ce droit n’est ni abstrait ni utopique :
il est déjà en construction, partout dans le monde.
La Charte de l’environnement en France
En France, ces principes trouvent une traduction majeure avec la Charte de l’environnement, initiée par Jacques Chirac et intégrée à la Constitution.
Elle reconnaît notamment :
le droit de chacun à vivre dans un environnement respectueux de la santé,
le principe de précaution,
la possibilité pour tout citoyen d’agir lorsque ces principes sont menacés.
Un passage de relais
Après avoir porté ce message jusqu’à l’ONU, Pierre Chastan résume son engagement en une phrase :
« J’ai fait ma part.
Aux nouvelles générations de prendre le relais. »
En acceptant la fonction de président d’honneur Des Voiles de Thau, Pierre Chastan nous transmet ce relais.
Il nous fait bénéficier de son expérience, de son engagement, et de sa volonté, qui demeurent pour nous un exemple vivant et une source d’inspiration.
Avec Les Voiles de Thau, nous avons choisi de prendre ce relais :
agir, transmettre et fédérer autour du droit des générations futures,
pour celles et ceux qui viendront après nous.
Signatures
Pierre Chastan
Président d’honneur — Les Voiles de Thau
Sébastien Muller
Président — Les Voiles de Thau
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